Le fléau, l’ignorance (Ep.1) – Non corrigé, WIP –

Dossier n°2 Le fléau de l’ignorance : Echec & Mat.

(Partie 1 : Herboristerie)

C’est souvent notre ignorance qui va nous imposer des limites et mettre en péril nos libertés. Autant prévenir d’entrée, le thème est un sujet à controverse, il s’agit de questions aussi bien primordiales que difficiles à aborder pour de nombreuses raisons.

Autrement dit, nous allons progressivement détailler comment les consommateurs et citoyens naïfs ou déraisonnables nuisent à l’ensemble de la population et soutiennent l’argumentaire en faveur de ce(ux) qui nous menace(nt).

Je n’ai pas la prétention de détenir la vérité pure et parfaite, et reviendrai sur ce thème lors d’une série d’articles puisqu’un thème si conséquent ne saurait être traité en un bloc.

Je vais également tenter de nuancer mes propos et ne pas laisser la subjectivité m’éloigner du thème, cependant cet article est MON avis et celui d’un certain nombre de personnes qui étudient la question aujourd’hui. Il n’a pas vocation à être très largement diffusé et je m’octroie donc le droit de parler ici de la manière qui (me) convient à ce sujet.

J’invite toute personne fragile psychologiquement ou ne supportant pas la remise en cause de l’avis de nos bien aimés médias mainstream à cliquer sur le lien “Accueil” et à choisir un autre article pour une lecture plus légère ou simplement informative. Ainsi que j’encourage toute personne dotée d’un sens critique et capable de démentir ce qui est dit ici, à nous le signaler pour que nous puissions vérifier nos sources et corriger ce qui doit l’être.

Maintenant que l’on a passé le petit topo de mise en garde, entrons dans le vif du sujet.

Bien que certains organismes et lois nous brident, ce qui permet au système de nous limiter est souvent le manque de perspicacité et de réflexion du public.

Ici nous allons prendre un premier cas qui est celui de l’interdiction d’utilisation ou du commerce libre de certaines plantes médicinales/officinales. Le métier d’herboriste et la possibilité de produire et fournir à des particuliers les variétés de plantes dites “médicinales” sont aujourd’hui sous l’emprise de l’industrie pharmaceutique.

Je vais développer très brièvement ici quelques exemples flagrant de mécanismes limitant que “nous”, la population, créons ou aggravons.

Bien que le sujet puisse tout à faire convenir pour parler de politique ou de sociologie, c’est bien les sujets de la nutrition et des remèdes naturels qui vont principalement nous intéresser ici.

Cela n’engage que moi, mais je n’accorde aucune confiance à l’industrie pharmaceutique et à la médecine conventionnelle.
Comprenez moi bien, je ne parle pas d’individus, mais d’un système, de lois, d’entreprises commerciales et de dogmes qui régissent la médecine et l’industrie
pharmaceutique de nos jours.

En étudiant même très brièvement les pratiques de médecine naturelle et plus précisément les produits de l’Herboristerie, on arrive très facilement à la conclusion qu’il s’agit d’une mine d’or, bien trop peu exploitée. Loin de pouvoir remplacer le système hospitalier et l’ensemble des productions pharmaceutiques, la connaissance des végétaux et de l’utilisation qui peut en être faite recèle bien des miracles et peut aisément nous éviter un recours trop hâtif à la médication “industrielle”.

Vient ensuite une première question :
Nous savons quelles vertus possèdent les végétaux, leur utilisation est ancestrale et leur efficacité ne peut être remise en cause. Pourquoi aujourd’hui avons nous
oublié ou cessé de partager ce savoir qui est pourtant fondamental ?

Puis tout un tas d’autres interrogations pour approcher de la réponse :

Pourquoi l’herboristerie n’est elle plus une discipline officiellement reconnue ? Enseignée ? Dispensée ?

Comment justifient ils l’interdiction de cultiver ou de faire le commerce et l’utilisation de certaines espèces végétales ?

Comment peuvent ils prétendre à l’interdiction d’espèces de végétaux fruitiers ou maraichers non OGM, non hybrides au profit de variétés traitées par l’industrie ?

Pourquoi est il si compliqué de démêler le vrai du faux lorsqu’il est question de santé ?

Pourquoi de nombreux scandales et menaces pourtant connues ne sont ils pas combattus ou sous contrôle de nos autorités ?

Pourquoi peut on si facilement harceler juridiquement un individu lambda pour un retard de paiement ou une infraction  légale alors que de nombreuses entreprises,
personnages célèbres et organismes internationaux (et bien entendu certains qui sont gouvernementaux.) bénéficient d’une impunité bien au delà de la limite
du supportable si l’on essaie d’avoir un minimum d’éthique et de logique??!

Pourquoi avons-nous l’impression de ne pas progresser voir de perdre compétences et libertés au fil du temps ? A quel moment notre évolution cesse t elle d’être un cercle vertueux ?

Chacune de ces questions en soulève bien d’autres, cependant la réponse à toutes ces questions nécessite pour être obtenue, de faire certains liens logiques et d’identifier nos faiblesses et attitudes à corriger si l’on veut inverser la tendance ne serait-ce que l’espace d’un instant.

C’est pourquoi, j’ai décidé de traiter pas à pas et longuement ce thème, qui à mon sens est très révélateur de ce qui nous éloigne de nos objectifs instinctifs et d’une possibilité de vivre bien (mieux).

Nous allons donc commencer par ce premier exemple qui est celui de la profession d’Herboriste et du savoir associé.

Les plantes médicinales sont très simples à cultiver pour la plupart, aux effets variés et confirmés, il existe une multitude de celles-ci qui peuvent soigner, apaiser ou simplement servir d’apports réguliers pour alimenter notre organisme et le renforcer.

—-Pourquoi ce métier n’est plus reconnu ? Qu’en est il du diplôme associé ?

Le diplôme officiel d’Herboriste a été supprimé entre 1941 et 1943 par le Maréchal Pétain et le gouvernement de Vichy, une période très riche en changements et qui a permis une transition sur de nombreux sujets vers un contrôle absolu du savoir et la mise en pièce d’un certain nombre de libertés trop fragilement soutenues. Le contexte de chaos causé par cette seconde guerre mondiale semble avoir été étrangement propice à l’abolition ou à la remise en question de nombreux droits.

 

Sans sombrer dans de nombreuses théories selon lesquelles ces circonstances ne seraient pas une coïncidence, il n’en demeure pas moins qu’il n’était à partir de cette date plus délivré de diplôme d’Herboriste en France.

Il faut savoir que ce n’est pas le cas de nos pays voisins puisque celui-ci existe toujours au Royaume-Uni, Allemagne, Suisse, Belgique, Italie notamment.

Tandis qu’en France seuls les anciens détenteurs de ce précieux diplôme et les pharmaciens peuvent légalement faire le commerce de plantes médicinales, la pratique de l’herboristerie demeure courante et connait même un nouvel essors dans des pays tels que le Canada et le Québec.

Je résumerai donc en disant que nous sommes un des seuls pays à avoir perdu cette profession et ce cycle de formation, perte dûe à un gouvernement déjà illégitime sur bien des aspects. Les décisions prises par le gouvernement de Vichy en période de guerre auraient bien évidemment dues être passées en revue soigneusement si la volonté de nos dirigeants avait été de rétablir l’ordre et la justesse de la “justice”.

Source: https://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ10020825S.html

—- Comment justifient ils l’interdiction de cultiver ou de faire le commerce et l’utilisation de certaines espèces végétales ?

Avant d’être taxé de râleur radical, je vous invite à jeter un œil au lien [ICI PRESENT – Sénat / Herboristerie], il s’agit d’une question posée au Sénat sur la question de la réhabilitation de l’herboristerie.

Pour résumer :

Jean Luc Fichet (Sénateur représentant le Finistère) attire l’attention du sénat et de la secrétaire d’Etat en soulignant les points suivants:

– Le retrait de la formation diplômante en Herboristerie s’est déroulé lors d’une période sombre et discutable.
– La demande du public et des étudiants/praticiens pour la certification en herboristerie est présente et même croissante.
– Les pharmacies bien qu’habilités n’accordent que très peu de place (JL Fichet souligne la marge commerciale comme raison majeure) aux plantes médicinales hors
préparations pharmaceutiques classiques.
– Il insiste sur les effets néfastes de l’absence de certification en la matière. L’impossibilité de se faire conseiller correctement par un herboriste certifié
permet à quiconque de dispenser des conseils parfois discutables au public demandeur.

La réponse de la secrétaire d’Etat est concise et radicale:
– Il existe 23 000 officines de pharmacie réparties sur le territoire national et un certain nombre de plantes qui ne sont pas sous le monopole pharmaceutique.
– L’existence de ces points de vente indique selon elle qu’il n’est pas nécessaire de reconsidérer la question de l’Herboristerie comme discipline reconnue.

Que pouvons-nous déduire de cette réponse fermée à toute réflexion ?

L’utilisation généralisée des plantes officinales pourrait rapidement attirer l’attention des masses sur l’efficacité de celle-ci. Puisque les préparations pharmaceutiques sont elles  même basées très principalement sur les principes actifs et molécules de ces variétés de plantes, les plantes elles même ne peuvent être remises en question.

L’industrie pharmaceutique craindrait-elle la même chose que la “science” médicinale ? Souffrirait-elle d’un chute de la confiance du public une fois sa nécessité remise en question dans de nombreux cas ?

Nous avons vu à une autre époque des escrocs célèbres comme Louis Pasteur ne pas accepter la remise en question de leurs théories et travaux, au dépend de toute logique ou de la qualité des soins prodigués et de l’avancée des connaissances en médecine. (Voir les sujets qui opposaient Pasteur et Béchamps. pour plus d’infos.)

Citation de celui-ci, juste pour le plaisir : “Je n’admets pas qu’on discute désormais mes théories et ma méthode; je ne souffrirai pas qu’on vienne contrôler mes expériences.” Louis Pasteur, 1886.

Bien que cette citation soit supposée vraie et datée en 1886 d’après de nombreuses sources, on ne peut jamais être tout à fait sûr de la véracité de celle-ci. Bien que cela semble correspondre sans trop de mal au profil connu de notre “ami” Pasteur.

La phrase exacte de la secrétaire d’état :
“Le double circuit actuel de vente – en officines pour les plantes dont l’usage comporte le plus de risques et en dehors pour celles qui ne présentent pas de
danger – permet donc un accès large et sécurisé aux plantes médicinales. De ce fait, il n’est pas envisagé de le modifier.” Rama Yade, 2010.

Maintenant le sujet qui fâche, et la raison première de cet article :

Comment peuvent-ils maintenir ce monopole pharmaceutique sur un savoir ancestral ?  La réponse est simple, les quelques faits divers liés à de mauvaises utilisations des remèdes naturels (non respect de la posologie, prise de remèdes naturels en même temps que traitement médicamenteux et autres idioties de type utilisation déraisonnée..) leurs permettent jusqu’à ce jour, de maintenir ce monopole en prétendant assurer notre sécurité.

De la même manière, à cause d’utilisations stupides des huiles essentielles en surdosage ou de divers plantes médicinales sans respecter la posologie recommandée, nous assistons à de nombreux articles qui desservent totalement la liberté et la mise en avant du savoir sur le thème des plantes médicinales.

Certains vont même jusqu’à prétendre qu’il faut proscrire l’utilisation de remèdes non pharmaceutiques car le public risque de graves séquelles voir la mort.

Il faut souligner combien ce discours est orienté, oubliant de préciser qu’il en va de même pour les médicaments sur prescription.

C’est précisément l’instant ou le diplôme d’Herboriste serait utile, nous aurions plus de spécialistes confirmés à consulter pour proposer posologies raisonnables et conseils de bonne utilisation qui permettraient d’éduquer le public.

Nous avons donc un double problème ici, l’opposition entre les intérêts financiers et la diffusion des bonnes pratiques; couplée à un public totalement abruti et prêt à essayer n’importe quoi sans faire le moindre effort de vérification ou de lecture sur le sujet.

Ainsi nous nous retrouvons dans la situation actuelle:
D’une part une médecine peu fiable, soutenue par un pouvoir législatif orienté économiquement. Et d’autre part un amas de médias mensongers ou trompeurs qui se nourrissent d’un public de moins en moins instruit et logique.

Ok, je vous accorde que mon constat de la situation est sombre et chaotique. Mais très sincèrement, c’est le reflet de notre société actuelle.

L’indivision des pouvoirs, le mélange malsains entre ceux qui relaient l’information, ceux qui dictent les lois, ceux qui les font appliquer, ceux qui sont chargés de notre instruction et ceux dont nous dépendons pour la santé publique; un cocktail corrompus qui permet de museler toute tentative de transmission d’un savoir qui pourrait affaiblir leur emprise.

C’est un peu l’Echec et Mat de notre civilisation puisque tous les axes majeurs sont leurres et sont leurs.

C’est pourquoi, nous ne vous invitons pas à la révolution. Cependant nous vous invitons à participer à nos côtés à combattre l’ignorance et la circulation d’informations mensongères. Encore plus lorsqu’il s’agit de médias “mainstream” et de l’hypocrisie soutenue par un gouvernement dont les objectifs sont bien loin de nos préoccupations de citoyens.

On ne va pas “enfoncer des portes ouvertes”, mais tout comme la faim dans le monde, les défauts d’instruction et de législation auraient été corrigés si le pouvoir en place le désirait. Or ce n’est absolument pas de leurs préoccupations, tant qu’ils conservent la main mise sur notre système qui n’a plus rien d’une démocratie depuis bien longtemps. (Toujours?!)

Je vais terminer ici pour cette première partie déjà lourde en coup de gueule, et je reprendrai les questions qui demeurent très prochainement.

 

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